Aborder des sujets délicats avec vos parents âgés

Ce n’est jamais facile de parler à vos parents de sujets délicats. C’est pénible, inconfortable et parfois carrément embarrassant si vous n’êtes pas bien préparé. Personne ne veut parler de X à ses parents, mais c’est souvent une responsabilité essentielle qui va de pair avec le vieillissement.

Alors, bien que cela puisse être inconfortable au début, c’est gratifiant, en fin de compte, de tenir une conversation avec vos proches au sujet d’un sujet épineux, en l’occurrence l’ostéoporose.

Eh oui, même si ce n’est pas un sujet de conversation courant, ce pourrait être très important de parler à vos parents de la protection de leurs os. Lorsque les gens franchissent la trentaine, la densité de leurs os commence à s’affaiblir. Cet amenuisement peut accroître les risques de fracture et, après avoir subi une blessure, leur qualité de vie peut considérablement diminuer. Une fracture ostéoporotique peut entraîner des conséquences telles qu’une mobilité réduite, une dépendance accrue et une baisse de l’estime de soi. Et ce ne sont pas seulement les patients qui en ressentissent les effets. Imaginez comment vous vous sentiriez si vous voyiez vos parents en santé et indépendants devenir fragiles et malheureux. Une seule conversation pourrait prévenir ce résultat déplorable pour vous et vos proches.

C’est pourquoi nous avons conçu ce guide pratique, qui facilitera le processus. Quand vous aborderez vos parents pour parler de l’ostéoporose, n’oubliez pas de mentionner les statistiques suivantes. Et, surtout, incitez-les à parler à leur médecin pour obtenir une évaluation de leur risque de fracture sur 10 ans lors de leur prochain examen médical!

L’ostéoporose touche deux millions de Canadiens

Ce peut être facile de sous-estimer le risque d’ostéoporose si vous n’y avez jamais été confronté. Malheureusement, cette maladie est incroyablement courante; elle touche des millions de Canadiens, indépendamment de leur âge ou de leur sexe. En fait, les fractures ostéoporotiques sont plus fréquentes que les crises cardiaques, les ACV et les diagnostics de cancer du sein réunis.

Au moment de parler de l’ostéoporose à vos parents, assurez-vous de mentionner sa prévalence. Lorsque vos proches comprendront que le risque est véritable, ils seront plus susceptibles de prendre des mesures pour le tenir en échec.

Une femme sur trois et un homme sur cinq subiront une fracture ostéoporotique

Les effets de l’ostéoporose peuvent être transformateurs, surtout quand il s’agit de fractures de fragilisation de la hanche ou de la colonne vertébrale. Comme les symptômes de perte osseuse peuvent être difficiles à déceler, bon nombre de personnes ignorent qu’elles sont à risque avant de subir une fracture. De telles blessures causent non seulement une douleur intense, mais elles peuvent aussi limiter la mobilité et la dépendance d’une personne, même après son rétablissement.

C’est plus difficile de passer outre à une maladie quand on est conscient de son impact possible. La perte osseuse ne fait pas exception à cette règle; alors, parlez à vos parents des conséquences désastreuses des fractures ostéoporotiques. Quand ils comprendront les dangers de cette condition, ils décideront peut-être de passer à l’action.

Un patient sur trois subira une deuxième fracture à la hanche en moins d’un an

Une seule fracture ostéoporotique à la hanche peut être dévastatrice pour une personne âgée, mais elle peut aussi accroître les risques de récidive dans l’avenir. Environ 33 pour cent des patients qui éprouvent un tel traumatisme subissent une autre fracture moins d’un an plus tard. En communiquant cette statistique à un proche, vous pourriez l’aider à réaliser qu’après une fracture, sa qualité de vie risque d’être transformée à tout jamais.

37 pour cent des hommes et 28 pour cent des femmes décèdent moins d’un an après une fracture à la hanche

Bien qu’une fracture ostéoporotique à la hanche puisse radicalement réduire la qualité de vie d’une personne, elle peut s’accompagner de conséquences encore plus graves. Au moment de parler de la perte osseuse avec les membres de votre famille, c’est important de leur dire que de nombreuses victimes d’une fracture à la hanche décèdent moins d’un an après leur première blessure. Dans ces cas, la prise de mesures proactives contre l’ostéoporose peut littéralement être une question de vie ou de mort.

Certes, les entretiens entourant l’ostéoporose peuvent être moroses, mais il est important d’insister sur un point pendant ce processus : il n’est pas trop tard pour agir. Encouragez vos proches à parler à leur médecin de cette condition et à obtenir une évaluation de leur risque de fracture sur 10 ans. Une seule conversation pourrait les aider à préserver leur qualité de vie pour de nombreuses années à venir.

Après avoir lu cet article, êtes-vous plus susceptible de parler à votre médecin pour obtenir une évaluation de votre risque de fracture sur 10 ans?

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